le pion blanc des présages

Titre : La Belgariade – T1 – Le pion blanc des présages

Auteur : David Eddings

Éditeur : Pocket

C’est un beau roman, c’est une belle histoire… c’est une aventure de fantasy… fantasyyyy

Pour le genre, c’est un roman qui se défend plutôt pas mal. Il y a quelques tournures de phrases un peu lourdes surtout pour décrire les paysages terrestres « Enfin, le neuvième jour après leur départ de Camaar, ils virent le bout des vastes marais salants, et la campagne, le long de la côte, devint plus vallonnée. Il était midi et le pâle soleil d’hiver venait justement de percer les nuages lorsqu’ils arrivèrent au sommet d’une colline qui dominait la cité fortifiée de Sendar, nichée dans la vallée, devant la mer » ou maritimes « Une fois qu’ils eurent quitté l’abri du port, la houle devint si forte que, cessant de tanguer, le vaisseau se mit à dévaler le dos de chaque vague pour affronter aussitôt la suivante. Les longs avirons, plongeant au rythme monotone du tambour, laissaient de petits tourbillons à la surface des flots d’un gris de plomb sous le ciel hivernal. La côte basse, couverte de neige, de Sendarie, glissait sur leur droite, lugubre et désolée », mais il se laisse lire agréablement.

Je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter au roman en lui-même mais arrêtons-nous sur ce genre littéraire : la « fantasy » ou « heroic-fantasy ». Pourquoi TOUS les livres de « fantasy » se doivent-ils d’être TOUJOURS construits sur les mêmes bases ? C’est un écueil qu’on ne retrouve pas (en tout cas pas avec cette constance implacable) dans les polars, les romans noirs ou la science-fiction.

Voici la première partie de ces incontournables du genre (la suite avec les chroniques des tomes 2 à 5) :

#1 il s’agit du sempiternel combat entre les forces du Bien et du Mal

Vous pouvez leur donner le visage, la forme, le nombre et la puissance que vous souhaitez, on en revient toujours à ce premier principe.

#2 le ou les héros sont invariablement faibles voir ignorant de leur condition de héros futur au début de l’histoire pour prendre, assez rapidement toutefois, leur costume de champion du Bien contre le Mal (voir #1)

#3 la vie se charge de les aguerrir, de leur ouvrir les yeux et de leur apporter sagesse et bravoure, soit, mais c’est par miracle instantané qu’ils acquièrent en moins de 24 heures leurs pouvoirs qu’il s’agisse de manier l’épée ou la magie ou les deux pour les héros les plus chanceux

#4 Le combat entre le Bien et le Mal attendra toujours au moins la parution du 3ème tome car les sagas de « fantasy » s’écrivent au moins en 3 tomes. Cette limite basse ne vaut que pour les auteurs ayant le moins d’imagination ou, chose plus rare, pour les auteurs ayant peu le goût des descriptions telles que celles présentées plus haut.

#5 la raison d’être du #4 est que le tome 1 est réservé à la résurrection du Mal celui-ci ayant déjà été battu et banni plusieurs siècles avant les évènements du tome en question et que le tome 2 décrira l’avènement du Mal. Le Bien pendant ce temps ne se croise pas les bras et ne chôme pas mais est confronté à des péripéties ourdies par le Mal qui l’empêche de contrecarrer immédiatement les plans du Mal

#6 le Mal ne triomphe jamais. C’est la dure loi du happy ending pourtant plus souvent rencontré au cinéma qu’en littérature

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