la fin de partie de l'enchanteur

Titre : La Belgariade – T5 – La fin de partie de l’enchanteur

Auteur : David Eddings

Éditeur : Pocket

Un prologue original qui donne envie que pour une fois ce soit vrai : l’histoire vue du côté du méchant et une vision totalement inversée où les gentils sont de vils manipulateurs et où les méchants endossent le rôle du chevalier blanc. Et on se prend à espérer que tel sera bien le cas à l’issue de la saga parce que cela voudrait dire qu’on aurait découvert quelque chose de nouveau, quelque chose qu’on n’a jamais rencontré dans aucune série de fantasy où pendant plus de 1.000 pages, pris par un atavisme dramatique forgé par plusieurs décennies de lectures formatées sur les mêmes schémas, l’auteur nous aura berné avec un effet miroir des plus réussis… Et puis finalement non.

Mais cela ne retire rien à cette saga au cours de laquelle on se sera attaché aux personnages, aux dialogues bien troussés, à quelques bonnes idées scénaristiques.

Une excellente expression à propos de l’armée du Bien composée de multiples races alliées pour l’occasion : « Trois jours plus tard, la force multinationale quittait la Forteresse et faisait mouvement vers le campement provisoire établi par les Algarois sur la rive orientale de l’Aldur »… on a l’impression qu’il parle d’une force de l’ONU !

Entre temps on aura pu extraire encore quelques règles de bases :

#17 dans les filets du Mal votre héros vous enverrez

Bon sang mais c’est bien sûr, pourquoi l’auteur n’y a-t-il pas songé plus tôt ? Ah oui, parce qu’il fallait attendre au moins le tome 3. Mais comme il ne faut pas non plus que le lecteur se lasse avec une saga en 35 volumes, il faut bien à un moment ou à un autre provoquer la rencontre du Mal et du Bien. Le héros partira donc, seul ou presque, affronter sa destinée.

Et les armées dans tout cela ? Oh, juste un divertissement pour que le jeune héros puisse s’aventurer discrètement en terre ennemie vers le combat final avec la quintessence du Mal qui, de toute façon, n’attend que cela et laissera quoi qu’il arrive le héros arriver à lui : c’est tout ce qu’il attend. Autant laisser le héros arriver avec pertes et fracas. Avec qui ? (je sais qu’elle est nulle, inutile de relever)

#18 une baston qui déchire sa race tu décriras

Inutile de se voiler la face plus longtemps, un roman de fantasy n’en sera jamais un et restera à l’état pitoyable de canada dry du genre (un truc qui a le goût de la fantasy mais qui n’en est pas) sans une bonne grosse bataille rangée entre les armées du Bien et du Mal et peu importe que les héros n’y soient pas, de toute façon ils ont bien d’autres choses à faire par ailleurs.

#19 le final tu chiaderas

Pour le final, la victoire du Bien contre la Mal s’impose, comme d’habitude, avec une happy end marquée sous le sceau du mariage et des nombreux enfants…

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