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Susan Hopper - T1 - Le parfum perdu

Titre : Susan Hopper – T1 – Le parfum perdu

Auteur: Anne Plichota et Cendrine Wolf

Éditeur : XO Jeunesse

Après « Oksa Pollock », série plutôt destinée à des jeunes de 12-13 ans qui vont pouvoir « grandir » avec l’héroïne au fil des 6 tomes et qui propose une histoire a priori (je ne l’ai pas lue) de type Ewilan ou Tara Duncan avec une jeune fille vivant dans notre monde qui se rend compte qu’elle a des pouvoirs étranges et qu’elle vient d’un monde parallèle, Plichota et Wolf tentent d’entrer directement dans le créneau des 14-15 ans. C’est plutôt réussi pour de jeunes adolescents qui veulent se faire un peu peur, à la nuit tombée, sous les draps, avec une lampe de poche, juste avant de plonger leur chambre dans l’obscurité totale pour s’endormir et faire quelques cauchemars.

Susan est une orpheline écossaise de 14 ans qui a perdu ses parents à 3 ans dans l’incendie de leur maison dont elle est la seule, unique et miraculeuse rescapée. Placée dans un orphelinat elle a multiplié les placements en famille d’accueil, plus de 20 en 10 ans : tous ont échoué, du fait de Susan, qui n’a jamais réussi à retrouver dans ces familles l’odeur du parfum de sa mère, le seul correspondant pour elle à une famille « digne » de l’accueillir. Jusqu’au jour où Mme Hopper vient en visite à l’orphelinat charriant avec elle cette même odeur… Susan fera tout pour être adoptée par les Hopper ; elle y parviendra et ira habiter dans leur manoir. Dès son arrivée d’étranges phénomènes se déchaineront, impliquant Susa, son passé, Eliot et le manoir dans lequel elle a trouvé un refuge bien précaire. Susan sera donc assistée d’Eliot, le fils des Hopper, secrètement amoureux de Susan et d’Alfred, le grand-père d’Eliot.

On est dès le début du livre embarqué dans cette histoire de sorcières, de malédictions, de rêves qui sont tellement réels, de voyage dans le temps… Et l’histoire est plutôt bien menée et plutôt bien écrite. A titre de comparaison, c’est bien mieux écrit que la série des Tara Duncan. Ça se lit bien et ça se lit vite, une bonne parenthèse récréative après les lectures imposées par l’école républicaine… Mais autant le dire tout de suite, les deux auteures en rajoutent un peu sur les scènes de cimetière (descriptions un peu appuyées sur le côté zombies, squelettes et fantômes) qui jalonnent le livre comme peut le laisser présager la couverture.

Mais bon, mon cœur de jeune homme de 40 ans s’est laissé prendre et frissonner par cette jeune fille un peu dérangée, un peu particulière et ses aventures paranormales. Il en sera de même du public auquel est réellement destiné ce livre.

Nous passerons sous silence les seuls moments un peu niais du livre : la relation amoureuse de Susan et Eliot et parfois les pensées un peu simples de Susan. J’ai beau avoir gardé un cœur de jeune homme, je n’ai pas celui d’une midinette…

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