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ange à la fenêtre

Titre : Un ange à la fenêtre

Auteur : Darcie Chan

Éditeur : MA Edition

Un roman présenté comme « l’histoire d’amour qui é touché plus d’un million de lecteurs «  et qui se résume à « histoire d’amour ». Certes c’est un tout petit peu réducteur car l’histoire va au-delà d’une histoire d’amour entre deux êtres (même si elle est présente) et évoque l’histoire d’un « amour » impossible entre une femme et un village.

Mary MacAllister, pour des raisons qu’il ne nous revient pas de dévoiler ici même si on les découvre relativement rapidement, a vécu cloîtrée chez elle pendant 60 ans avant de mourir, isolée et recluse, avec pour seules amitiés celles d’un prêtre, depuis une soixantaine d’années, et d’une femme légèrement faible d’esprit mais forcément au cœur et à l’esprit pur, celui ou celle qu’on aurait pu appeler l’idiot du village dans nos vertes campagnes.

Mary MacAllister a aussi, à l’insu du plein gré des habitants du village, plus ou moins fait leur bonheur par de petits gestes anonymes : une télé couleur offerte à l’occasion des fêtes de Noël, un nouveau mobile home quand celui de la simplette flambe plus ou moins accidentellement,…

Le relatif suspens réside in fine dans l’histoire de Mary MacAllister, de ses 16 ans à sa mort. Celle-ci n’est pas dénuée d’intérêt. Mais pour le reste, il n’y a point de suspens et encore moins de rebondissements :

  • à qui va être destiné l’immense fortune de Mary ne fait pas l’ombre d’un doute
  • le gentil, humain, papa gâteau, intelligent et veuf agent de police va effectivement tomber amoureux de l’enseignante ex-boulimique, ex-grosse et néo-canon de sa fille
  • le bête, méchant, buté et retors agent de police amoureux de l’enseignante susnommée fera chou blanc et sera rattrapé par la patrouille
  • la simplette, décalée et excentrique mais néanmoins inoffensive Daisy est bel et bien… chut !!!

Aucunes surprises donc pour un style classique qui n’émouvra le lectorat sensible comme moi que dans les trente dernières alors qu’il y avait matière à me faire verser plusieurs fois quelques larmes.

Les personnages sont dotés de caractères bien trop trempés et manichéens : les gentils sont vraiment purement gentils et altruistes et les méchants sont vraiment purement bêtes et voués à l’échec.

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