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arthus bayard

Titre : Arthus Bayard et les maîtres du temps

Auteur : Laurent Bettoni

Éditeur : Don Quichotte

Arthus Bayard est un adolescent de 14 ans, orphelin depuis ses 5 ans, recueilli par un couple d’amis et associés de ses parents dans une entreprise de rechercher médicale. Il vit à Paris, entouré de son amis Lalie (qui n’est pas insensible à ses charmes naissants), de Loreena, la gouvernante anglaise et spécialiste d’arts martiaux, et de Tomaso, l‘homme à tout faire de la famille Saint-Ange très peureux et très amoureux de la gouvernante, n’a aucun problème d’argent mais va rencontrer de sérieux ennuis avec le temps : il va se mettre à voyager dans le temps sans en maîtriser ni le comment, ni le pourquoi, en y entraînant ses amis et « employés ».

Il va ainsi se retrouver d’abord en 1912 puis en 1947, les événements de ces deux périodes étant bien évidemment liés entre eux : l’entreprise allemande FGH Konsortium spécialisée, elle aussi, dans la recherche médicale et dont les dirigeants sont liés à Chronos, le dieu du temps qui deviendra l’ennemi ultime d’Arthus (rassurez-vous l’affrontement n’est pas pour ce premier tome). Arthus ne maîtrise donc pas son pouvoir mais devra découvrir le but de ses voyages temporels car c’est à la seule condition de remplir sa mission qu’il pourra rentrer chez lui (i.e. à la bonne époque) avec ses acolytes.

Le thème du voyage dans le temps est éculé mais Laurent Bettoni s’en sort avec tous les honneurs dus à un livre pour la jeunesse même s’il faut attendre la moitié du livre pour aborder (j’insiste : aborder… on n’est pas dans un ouvrage philosophique) la problématique de la responsabilité, qui échoit ici à des adolescents, d’influencer sur la passé et donc plus que potentiellement sur le futur… On voit ainsi d’un œil méfiant nos héros croiser Cocteau, Proust ou Nijinski à une soirée parisienne et se mettre à jouer « Great balls of fire » au piano ou avouer à Conan Doyle qu’ils viennent du futur et que l’homme donnera raison à Jules Verne en marchant sur la lune ! Cela donne des scènes cocasses qui font un peu retomber la tension dramatique du livre et qui somme toute sont adaptées à ce type de roman pour adolescents.

Si les personnages principaux : Arthus, Lalie, Loreena et Tomaso d’un côté, Chronos et ses sbires de l’autre sont assez manichéens, d’autres personnages, secondaires jusqu’à la dernière partie du livre, se révèlent plus ambigus et auront un rôle primordial à jouer dans les tomes ultérieurs. Laurent Bettoni intègre un fil rouge à son histoire qui possède des résonances certes fortes avec les événements de ce premier volume mais permettent d’envisager des développements et des ramifications multiples pour la suite.

On se laisse au final emporté par les événements, un peu comme les quatre héros brinquebalés d’époque historique en époque historique, et on suit nos aventuriers avec un petit mais réel plaisir uniquement « gâché » par le fait qu’il reste plus de questions sans réponses qu’à la première page du livre.

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