Mots-clefs

, , , , , , , , ,

Gideon Crew - T1 - R pour revanche

Titre : Gideon Crew – T1 – R pour revanche

Auteurs : Preston & Child

Éditeur : J’ai lu

Gideon Crew a, en dehors d’un nom à coucher dehors, eu jusqu’à présent une vie dantesque et cela n’a aucune raison de s’arrêter : à 12 ans il voit son père, abattu sous ses yeux, traîné dans la boue post-mortem et qualifié de traître, à 20 ans il est l’as de la cambriole et prête serment sur le lit de mort de sa mère de venger son père et d’abattre le véritable traître à la patrie américaine et à 32 ans il est chercheur dans les laboratoires de Los Alamos, a enfin pu mettre à exécution sa vengeance et découvre qu’il ne lui reste qu’un an à vivre.

Partant de là, il est recruté par une officine privée qui travaille surtout pour l’Etat américain et qui lui demande de récupérer auprès d’un dissident chinois les plans d’une « arme » révolutionnaire. Pour arriver au bout de son aventure, Gideon devra faire œuvre de tous ses talents : cambriolage, don pour l’imitation et le bobard (en général plus gros que lui et tellement gros qu’il fonctionne), 6ème sens développé.

Abracadabrantesque, invraisemblable sont les adjectifs qui sautent à l’esprit du lecteur intransigeant. Divertissant, passe-temps agréable sont les termes qui viennent ensuite au lecteur (très) indulgent ou qui ne recherche rien d’autre. Car au-delà du divertissement, bien réel, on peine à trouver ce que les auteurs ont bien pu vouloir dire, quel message ils ont bien pu vouloir faire passer.

Certes, le dissident chinois, également chercheur de son état, est le génial inventeur d’un supraconducteur qui évite, lors de son transport, l’habituelle déperdition de 90 % de l’énergie ainsi charriée. Certes, le dissident fait partie d’un mouvement de pensée chinois interdit en Chine dont Gideon va rencontrer les représentants aux Etats-Unis. Certes, il va leur remettre cette découverte primordiale qui va mettre fin au monopole de l’OPEP… Certes, mais rien de ceci n’est exploité ou développé.

Ne reste donc qu’une succession de situations toutes plus extravagantes les unes que les autres dans lesquelles Gideon surnage, bobard après bobard, élucubration après élucubration, dont on se dit à chaque fois qu’aucune personne, fusse-t-elle un personnage de roman auquel les auteurs prêtent l’intelligence qu’ils veulent, ne pourrait les croire au-delà de 10 secondes.

Publicités