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L'axe du sang - Tinguely - SP

Titre : L’axe du sang

Auteur : Pierre-Yves Tinguely

Éditeur : MA Editions

Cet « Axe du sang » est donc la suite du « Codex Lethalis »… et c’est un bien meilleur livre que le premier opus d’une série qui en toute logique devrait en comporter trois.

Le premier tome évoquait un livre maudit, le Codex Lethalis, dont se servait Zack Pierce pour assouvir sa vengeance suite au suicide de son fils une dizaine d’années auparavant. Ce second tome prolonge l’histoire du Codex Lethalis, retrouvé par certains des protagonistes du premier tome (on y recroise donc Marc Davis, le détective privé, Rose, sa petite amie et Albert Tustin, l’oncle versé dans l’occultisme). Son usage, et donc son activation, par Zack Pierce aux Etats-Unis génère l’activation d’un autre livre et provoque des vagues de morts en Pologne où un démon appelé le « Musicien » et véhiculé par le sang d’un hôte sème la désolation.

Car il se trouve que le Codex Lethalis n’est pas UN livre maudit mais est en fait composé de TROIS livres maudits (d’où la trilogie, si vous suivez bien mon raisonnement du début de chronique). Le démon polonais sort donc du deuxième ouvrage. Les forces de police polonaises, Tustin, Marc et Rose, Interpol, le Vatican vont se lancer en ordre plus ou moins dispersé à la poursuite du démon et du deuxième volume du Codex Lethalis, sur les traces d’une société secrète, l’INR, dévouée corps et âmes aux forces démoniaques.

Certes, tout cela n’est pas original ; certes, ce genre d’histoire ne fera pas le bonheur de tous les publics. Mais force m’est tout de même de reconnaître que j’ai dévoré ce second tome et qu’il est, qu’on aime ou pas ce genre de livres, de bien bien meilleure facture que le premier.

Cela tient sûrement au fait que Tinguely a enfin pris le parti de placer le livre démoniaque au centre de son histoire, d’en faire en quelque sorte son personnage principal alors que dans le premier tome, c’était Zack Pierce et sa vengeances qui tenaient le rôle d’épicentre de l’histoire. En délaissant le côté « enquête » et en se concentrant sur l’aspect « occulte », Tinguely se libère d’une pression et parvient à construire un truc qui tient la route (je ne parle pas de cohérence, on reste en présence de forces occultes et de démons…), se lit bien, est mieux écrit que le précédent tome… L’ensemble a l’air plus cohérent et plus fluide. Bref, meilleur.

Tinguely a aussi abandonné les coïncidences trop fortuites, les facilités et les raccourcis. Et puis on s’est habitué aux talents de Marc et d’Albert Tustin, aux connexions de ce dernier au sein du clergé ou des forces de l’ordre. Et il entremêle également intelligemment son récit avec des personnages issus de la mafia polonaise, d’une espèce de groupuscule d’illuminés,…

J’aurai toutefois aimé que Tinguely développe plus le pan « musical » de son histoire. Certes le démon s’appelle « le Musicien » et certes deux personnes meurent en découvrant dans la séquence d’ADN changeante une sorte de partition musicale mortelle quand ils se mettent à la jouer, mais l’auteur ne développe pas plus. C’est un peu dommage mais pas rédhibitoire.

Le premier tome était « à réserver » aux amateurs du genre, celui-ci serait plutôt « à conseiller » aux amateurs !

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