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Les aventures d'Olivier Hauteville - La bête des Saints-Innocents - Jean d'Aillon

Titre : Les aventures d’Olivier Hauteville – La bête des Saints-Innocents

Auteur : Jean d’Aillon

Éditeur : Flammarion

Olivier Hauteville, dont se sont a priori les septièmes aventures (voir ci-dessous), est dans le camp d’Henri de Navarre, futur Henri IV, protestant et roi légitime de France, contesté par Mayenne, les Ligueurs de Paris et le royaume d’Espagne, tous fervents catholiques. Dans ce contexte, il va être amené à retourner à Paris pour sauver Louis Charreton (un autre royaliste) de la pendaison et enquêter sur un projet d’arme susceptible d’assassiner Henri de Navarre.

Paris est alors assiégé par les troupes royalistes, les Ligueurs mènent la guerre aux politiques (catholiques soutenant Henri de Navarre), aux alliés de Mayenne qui prétend au trône et soutiennent l’arrivée sur le trône de France de l’infante d’Espagne. Durant le siège, la famine et les crimes redoublent dans la capitale alors livrée aux lansquenets allemands pratiquant assassinat et cannibalisme, aux habitants affamés et proches de la folie… ce qui donnera l’occasion aux Ligueurs de faire accroire à la présence d’une bête maléfique dans les rues, envoyée par le diable et dont cet hérétique protestant d’Henri le Béarnais.

Le site officiel de Jean d’AIllon présente ses divers écrits comme des « romans policiers à travers l’Histoire ». Il a un spectre historique assez large allant de l’Antiquité, au XX° siècle en passant par le Moyen-Âge, les Guerres de religion donc, le XVII° siècle et Louis XIII, le XVIII° si-clen la Révolution ou l’Empire.

Mais à trop vouloir mélanger les genres, le livre en perd quelque peu de sa matière. On ne sait donc jamais vraiment s’il faut le juger à l’aune de l’enquête policière ou de la trame historique. Aucun des deux thèmes (policier et historique) pris séparément ne se trouve être franchement convainquant.

Sur l’aspect enquête policière, pour le lecteur, il n’est nul « suspens ». On sait tout, tout de suite, avant les protagonistes qui, eux, bénéficient au passage d’une sacré dose de chance pour relier les différents éléments entre eux et se trouver toujours au bon endroit au bon moment (parfois au mauvais endroit au mauvais moment pour se faire arrêter, mais bon…). Le piment de l’histoire n’est donc pas là, le suspens se résumant à « Mais comment diable comment vont-ils bien pouvoir se sortir de ce (nouveau) guêpier où ils se fourrés un peu par bêtise tout de même ? ».

En ce qui concerne l’Histoire, mélangée qu’elle est à l’enquête policière, elle s’en retrouve comme diluée. Le livre est ainsi haché entre l’enquête et l’Histoire, chacune évoluant l’une après l’autre sans que la symbiose des deux ne se fasse jamais vraiment bien. On en arrive donc finalement à être tenté par un vrai livre d’histoire sur cette période des Guerres de Religion, à la manière d’une biographie d’un grand personnage de l’époque comme peut nous en servir Simone Bertière, par exemple.

On ne peut toutefois pas douter de la véracité des faits historiques avancés ou utilisés par Jean d’Aillon, il est suffisamment documenté pour cela. D’ailleurs, les pages les plus intéressantes sont sûrement celles où l’auteur fait état des faits réels qui se sont déroulés ou à Paris, ou à Saint-Denis ou à Chartres. Mais on reste un peu sur sa faim.

Les aventures d’Olivier Hauteville :

  • Nostradamus et le dragon de Raphaël (1536)
  • Les rapines du duc de Guise (1585)
  • La guerre des amoureuses (1586)
  • La ville qui n’aimait pas son roi (1588)
  • Récits cruels et sanglants durant la guerre des trois Henri
  • Dans les griffes de la Ligue (1589)
  • La bête des Saint-Innocents (1590-1591). A noter que Louis Charreton, personnage central de l’histoire, n’est autre que le grand-père d’un autre héros récurrent de Jean d’Aillon : Louis Fronsac
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