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James Patterson - Weekend en enfer

Titre : Week-end en enfer

Auteur(s) : James Patterson & David Ellis

Éditeur : L’Archipel

Quatre amies décident de se payer un week-end de fiesta à Monaco : alcool, casino, hommes. Le week-end est une réussite en tous points jusqu’à ce qu’elle se réveillent au petit matin, sur un yacht, le RAID et le GIGN sur le dos.

Les quatre plus ou moins jeunes femmes se retrouvent laminées en quelques mois par la machine judiciaire française et le besoin de « vengeance », ressenti par tout un peuple et exprimé par la voix du juge, provoqué par leur soi-disant crime atroce (je ne vous le dévoilerai pas).

Patterson et Ellis ne font pas dans la finesse mais ce n’est pas non plus ce que l’on est en droit d’attendre de ce genre de livre à suspense, comme nous le rappelle la jaquette qui placarde Patterson en qualité es « numéro un mondial du suspense ». Ils ne font pas non plus dans le crédible mais pour ce qui est de l’efficace, de l’ébouriffant et du sensationnel, ils ne sont pas en reste.

Le livre est plutôt bien structuré. Quelques pages inaugurales sur le sort d’Abbie et de Winnie en prison, dont on ne sait pas trop si cette dernière vient de se suicider ou si on l’a un peu/beaucoup/passionnément aidée, précèdent les narrations du week-end alcool/débauche des quatre amies (Abbie et Winnie, donc, auxquelles il faut ajouter Serena et Bryha) particulièrement favorisé par la fortune de Serena (ou de celle de son mari), puis du procès ce qui, accessoirement, nous épargne la description de l’enquête, la révélation des éléments à charge étant conservée par les auteurs pour le procès, de l’incarcération des quatre femmes finalement condamnées à trente ans de prison ou à perpétuité, de l’évasion d’Abbie et de la découverte de la vérité.

Dès le départ, le lecteur est mis en présence d’un mystérieux personnage qui a scénarisé l’arrestation des quatre dévergondées (dont les maris, allégrement trompés pendant la virée monégasque, ne sont pas des anges non plus, loin s’en faut). A propos des maris, ce sont d’ailleurs eux qui tiennent la corde pour endosser la responsabilité de tout ce qui arrive à leurs épouses, allant jusqu’à les suivre à Monaco pour les observer et constater leur trahison sans penser une seule seconde aux (multiples) leurs.

Il n’y a donc pas véritablement de suspense quant à l’innocence des quatre amies, tout juste est-on légèrement scandalisé par les excès de la police, de la justice et du système carcéral français (nous n’irons pas jusqu’à vérifier la crédibilité des situations), outré de l’outrecuidance des maris particulièrement hypocrites au demeurant, pressé qu’Abbie, forte tête devant l’Eternel, puisse en découdre avec les responsables de sa situation. Pas de message fort non plus en dehors d’une morale que l’on qualifiera de boomerang : « qui sème le vent récolte la tempête ». La crédibilité et le suspense n’étant pas les objectifs principaux de ce type de livres, ceci mis donc de côté, ce « Week-end » est particulièrement efficace, pas prise de tête et détend agréablement quelques instants. Si on ne lui en demande pas plus, il n’y a aucune raison d’être déçu.

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