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mémé goes to hollywood

Titre : Mémé goes to Hollywood

Auteur : Nadine Monfils

Éditeur : Pocket

Suite à la parution de mon excellent billet sur le non moins excellent « Même pas morte » d’Anouk Langaney et sa Mamie Galandeau, d’aucuns m’ont demandé si cette mamie-là pouvait faire concurrence à Mémé Cornemuse, l’égérie de Nadine Monfils. Cela tombait bien mon épouse m’ayant offert le troisième opus de Mémé Cornemuse et n’ayant pas lu les deux premiers, je me suis dit que l’occasion était on ne peut mieux choisie pour tenter de desceller le vrai du faux ou plutôt la vraie mamie de la fausse.

Anouk tu n’as rien à craindre… Ta Mamie Galandeau mérite toutes nos attentions et Mémé Cornemuse notre poli intérêt. Là où Mamie Galandeau porte haut l’humour du décalage et une certaine normalité dans l’anormal, Mémé Cornemuse est vulgaire, obscène et racoleuse.

Certains passages de Mémé Cornemuse m’ont amusé, je dois bien l’avouer, mais Nadine Monfils en fait trop : elle ne fait d’ailleurs que cela. Aucun repos, aucun temps mort, seules les personnes que rencontre Mémé Cornemuse finissant mortes, Mémé Cornemuse passe son temps à arnaquer son prochain, l’insulter, l’humilier, le tuer ou le sucer, l’une ou l’autre de ces activités n’étant pas exclusive des autres…

Pour ce qui est de l’histoire, Mémé Cornemuse est amoureuse transie de JCVD, la fierté belge dans toute sa splendeur philosophique : Jean-Claude Van Damme ! Quelques citations bien senties, une apparition tataneuse à souhait (ah ce coup de pied fouetté dont il a le secret), trois frères (pas de JCVD, malheureux) débiles qui vont essayer de le kidnapper (faut être con pour penser à ça… Mais ils le sont bel et bien) avec un plan forcément foireux, il y a de l’humour chez Mémé Cornemuse mais il est systématiquement sous la ceinture ou injurieux et cela fini par inlassablement lasser.

Y a moins drôle… mais y a plus drôle aussi, c’est certain.

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