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Titre : Le Club des vieux garçons

Auteur : Louis-Henri de la Rochefoucauld

Éditeur : Stock

Pédigree non exigé

François de Rupignac, (digne ?) héritier d’une (digne ?) famille de la noblesse française, a vécu une jeunesse et une adolescence totalement désabusée, notamment sous la houlette d’un grand-père (pour une fois que le rôle castrateur n’est pas tenu par une personne du sexe féminin !) un peu trop tutélaire qui tient mordicus à ce que son petit-fils perpétue le nom.

A défaut de perpétuer le nom, François perpétuera une certaine idée de la nonchalance, de l’indifférence et du j’m’en-foutisme. Le trait est exagéré de ma part mais pas beaucoup plus que celui de Louis-Henri de la Rochafoucauld qui force un peu le portrait d’un jeune homme qui ne sait pas trop à quel monde il appartient vraiment.

C’est dans ces conditions qu’il fait la rencontre, en internant, du jeune Pierre, un brin mystique, attiré par la prêtrise et les ordres, avec qui il créera le « Club des vieux garçons », autant par désœuvrement que par conviction, bringuebalés qu’ils sont entre décalage avec la société qui les entoure et volonté d’appartenir à quelque chose, quelque soit cette chose.

Entre futilité, inutilité et stérilité, leur petit club connaît un certain succès et ce sont des membres hétérogènes qui alimentent les soirées de beuverie et de discussion qui se tiennent une fois par mois.

Mais François et Pierre seront rattrapés par cette futilité : on n’échappe pas au monde qui nous entoure indéfiniment, on ne peut éternellement éviter ses frères humains. Pierre tournera définitivement le dos à cette société qui ne veut pas de lui et réciproquement en rentrant enfin dans les ordres pendant que François, lui,… mais cela ne se raconte pas.

Le livre est à l’image de cette nonchalance affichée pendant la quasi-totalité du récit par François : léger, parfois drôle, on ne sait pas trop où il (le livre ? l’auteur ?) veut en venir.

A noter toutefois, les actions « coups de poings » que fomentent François et Pierre, et par la suite reprises par les membres du Club, contre des personnes qu’ils jugent elles-mêmes inutiles mais qui ajoutent à cet état de fait le crime d’être aussi nuisibles. La seule action détaillée dans le livre et qui vaut son pesant de cacahuètes a trait à un écrivain-éditeur imbu de sa personne autant que de sa soi-disante œuvre littéraire et dont ils se paient une bonne tranche !

Un agréable et drôle moment de lecture mais qui n’est pas indispensable.

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