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Titre : Tu tueras le Père

Auteur : Sandrone Dazieri

Éditeur : Pocket

Couper le cordon

Colomba Caselli est appelée par son supérieur hiérarchique alors qu’elle en vacance de son poste suite à un imbroglio lors d’une opération menée en France et qui a dégénérée. Son chef demande à Colomba de mener une enquête officieuse sur la disparition d’un enfant et de sa mère et auprès du corps de laquelle on retrouve une paire de chaussure… Elle se retrouve à s’associer avec Dante Torre, ancien enfant kidnappé par la figure du « Père », qui avait réussi à s’enfuir à 13 ans après une petite dizaine d’année d’enfermement dans un silo. Dante Torre, contre l’avis de tous les enquêteurs, est persuadé que le Père n’est pas mort et qu’il est de retour une vingtaine d’années après son soi-disant suicide.

Tout le récit n’est donc bien entendu que le cheminement de Dante Torre et de Colomba Caselli pour réconcilier passé et présent et retrouver la trace du Père et mettre fin à ses agissements. Malheureusement, le Père semble avoir toujours un petit temps d’avance sur eux, suffisant pour effacer ses traces ou supprimer un élément gênant. Dante et Colomba sont donc obligés de se méfier de tout et de tout le monde…

Tout l’enjeu pour le lecteur, et aussi pour les principaux protagonistes, n’est pas tant de savoir QUI est le Père mais POURQUOI il agit comme il le fait depuis des années et des années.

Si Sandrone Dazieri maîtrise parfaitement les codes du thriller (sens du suspens, sens de l’action, sens des dialogues,…) et qu’il parvient à réserver quelques retournements de situations pour les cent dernières pages, on ne peut pas crier au génie non plus dans la mesure où il ne renouvelle pas le genre. C’est intelligent, c’est efficace, mais ce n’est pas vraiment nouveau, sauf peut-être à fissurer quelque peu le modèle du tueur en série propre aux thrillers en rajoutant une couche complotiste étatiste sur la figure du déséquilibré isolé. Mais s’il s’agit d’une révolte, il ne s’agit pas d’une révolution.

Si donc ce « Tu tueras le Père » n’est pas désagréable à lire et qu’on ne voit pas passer le temps, il reste à réserver aux adeptes du genre qui y trouveront, pour le coup, leur bonheur.

Dante Torre revient dans « Tu tueras l’ange ».

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