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Titre : Le temps des hordes – Menaces

Auteur : Anouk Langaney

Éditeur : Albiana

Hor(de)s du temps

Voilà un récit pour adolescent qui ravira petits (enfin moyens) et grands. D’autant plus qu’il y aura nécessairement une suite aux aventures de Louna, Ceccé, Sevan, Pierre, Cheyenne et les Jumeaux.

En Corse, dans un monde un poil futuriste mais pas si éloigné de nous que cela, un groupe d’adolescents (en classe de 3°) va se former. En règle général, un tel groupe se retrouve pour se cristalliser autour d’une sorte de leader. Ici, rien de tel car chaque adolescent possède un talent qui pris isolément ne donne rien mais qui complété de ceux des autres membres de la petite troupe trouve pleinement à s’exprimer. Anouk Langaney prouve dans ce premier tome que l’union fait la force.

Force dont auront besoin les adolescents car ils sentent intimement que des choses ne vont pas dans leur belle région. Un peu par idéalisme, un peu parce qu’ils n’ont pas le choix, un peu parce qu’ils se découvrent des capacités insoupçonnées, ces ados vont se mêler de ce qui ne les regarde a priori pas afin de contre-balancer certains dysfonctionnements. Mais « ce qui ne les regarde pas » pourtant devrait concerner tout le monde… Car c’est à l’assaut d’injustices, de contournement de la loi, de fraudes mettant en danger la vie d’autrui que se lancent la vaillante troupe adolescente !

Anouk Langaney évoque des soucis propres à l’âge de ses protagonistes : inimitiés, rancoeurs, jalousie, petits soucis quotidiens. Mais en le faisant de manière très naturelle et sans être jamais « gnangnan » ou lénifiante, elle se met à la portée de tout le monde. Et finalement, les inimitiés entre adultes existent aussi, les rancoeurs et les jalousies, n’en parlons même pas.

Ce premier tome est vraiment celui de la prise de conscience par les ados de leurs pouvoirs (et donc, diraient certains, de leurs responsabilités), aidés en cela par un groupe similaire d’adultes dotés de pouvoirs équivalents et formant un autre groupe soudé (ok, je vous accorde que sur ce point, la rencontre fortuite des deux groupes donne naissance à une scène de combat – amical – entre les deux groupes dans une arène anti-gravité qui n’est pas piqué des hannetons mais sa survenance est un poil tirée par les cheveux… c’est presque trop beau pour être vrai ; je vous accorde aussi qu’Anouk Langaney inscrit tout de même la présence de ce second groupe, d’origine asiatique, dans l’histoire et qu’il n’est pas là uniquement pour faire joli).

Il s’achève sur la composition définitive du groupe et sur l’avènement de ce qu’on imagine être une future force d’opposition à ce groupe. Ce qui laisse augurer d’une suite musclée à ces premières aventures, certes déjà fortes en émotions, mais qui restent encore simples pour des jeunes qui se découvrent.

Il est fort à parier que les prochains tomes donneront du fil à retordre à ces jeunes gens, sans omettre de possibles tensions entre les membres du groupe. De quoi se préparer quelques bonnes lectures supplémentaires sur leurs traces !