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Titre : Come prima

Auteur : Sophie Simon

Editeur : Anne Carrière

Più di prima

Celso a bien vécu. Il semble faire partie de cette catégorie d’homme à qui la vie paraît avoir donné tout ce qu’elle avait à donner : une femme, de l’amour, quand bien même il a aussi des airs d’amitié amoureuse, des enfants, une vie sociale, une aisance financière, des joies et des regrets.

C’est dans ces regrets que se glisse l’élément qui va faire gripper le merveilleux rouage. Et cet élément est une femme. Et pas n’importe laquelle : Elena, l’amour de jeunesse de Celso qui refait surface alors que Celso fête la soixantaine florissante.

A coup de flashbacks sur les deux ans de passion vécus par Elena et Cleso, à coup du récit de la tension qui anime Celso alors qu’approchent les retrouvailles, Sophie Simon construit un roman dans lequel Elena, Celso et Antonia, la femme de Celso, tiennent une place plus que centrale.

Alors certes, on a parfois envie de les prendre, de les secouer et de leur dire que les atermoiements, cela suffit. On voudrait que ces personnages soient un peu plus maîtres de leurs vies, qu’ils regardent un peu moins leur passé et se tournent plus vers l’avenir. Mais cela aurait l’énorme désavantage de nous priver de l’essence même de ce roman.

Sophie Simon parvient, à travers ses personnages, à travers les situations de vies qu’ils traversent ou dont ils se remémorent, à travers leurs questionnements et leurs hésitations incessants, à faire de son récit un vrai scénario de film italien, à la Fellini. Cela transparaît autant à travers son style que dans le rythme du récit.

Et c’est bien là que résident tout l’attrait et tout le charme de ce roman : dans son atmosphère si particulière, si attachante. La tendresse y côtoie les remords, l’humour s’y frotte au chagrin et la mélancolie… Grâce à Sophie Simon, le lecteur passe par pas mal d’émotions et de sentiments. Et c’est ma fois très agréable !