Étiquettes

, , , , , ,

Titre : La renaissance

Auteur : Gemma Malley

Traduction : Nathalie Peronny

Editeur : Helium

A la vie à la mort

J’ai déjà eu l’occasion de parler des deux premiers tomes de cette trilogie que « La renaissance » vient clore admirablement. Cet ultime épisode ne pouvant être lu sans avoir lu les précédents (vous pouvez toujours mais ce serait quelque peu frustrant), je vous invite à aller voir ici dans un premier temps.

Maintenant que vous êtes de retour, et que vous avez le vernis nécessaire, je n’ai en fait pas grand-chose de plus à vous dire que le dénouement tient toutes ses promesses.

Anna et Peter ont eu une fille, Molly, qu’ils tentent d’élever loin du bruit du monde, loin des soucis… ils sont après tout des parias recherchés par le système en place. En tant que symboles du refus d’une société immuable mais fade, sclérosée et construite sur le contrôle de la pilule de longévité, ils ne peuvent vire que dans la clandestinité.

Celle-ci sera mise à bas par les secousses qui font tanguer aussi bien le mouvement révolutionnaire que les parties prenantes à la longévité. L’apparition de maladies gangrénant petit à petit la population bénéficiant de la longévité et les entrainant vers la mort provoque des chamboulements drastiques dans l’équilibre des pouvoirs. Celui en place ne doit plus seulement lutter contre les clandestins anti-immortalité mais doit aussi empêcher la rumeur de l’épidémie de morts d’enfler et de créer les conditions probables de sa chute.

Ce troisième tome possède des relents très christiques ou bibliques, annonçant l’apocalypse d’un monde qui portait en lui-même les germes de son effondrement.

Le récit de Gemma Malley n’est en rien moralisateur. Cependant, il ressort de toute cette histoire que le cercle de la vie et celui de la mort, indissociables par nature, ne peuvent être brisés, pas impunément en tout cas. Ces cercles finissent toujours par se retrouver, s’imbriquer l’un avec l’autre. Vie et mort sont et restent unis… à la vie à la mort !