Une folie passagère – Nicolas Robin – Service de Presse

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Titre : Une folie passagère

Auteur : Nicolas Robin

Éditeur : Anne Carrière

Toute sa vie, elle a rêvé d’être une hôtesse de l’air…

En ce 14 février, jour de la Saint Valentin, Bérengère, hôtesse de l’air, se lève du bon pied mais déchante très vite : son petit copain la largue, sa voiture – alors qu’elle est déjà en retard pour assurer le vol sur lequel elle est planifiée – tombe en panne, le chauffeur de taxi qu’elle hèle est un gros lourd, elle rate son vol à cause d’un colis piégé en plein milieu de l’aéroport et, alors qu’elle n’a pris que de quoi assurer une escale à Cancun, elle se retrouve mise sur un vol à destination de Vancouver, sa mère lui tire dessus à boulet rouge et l’enfonce un peu plus dans ce qui pourrait passer pour une succession d’échecs inarrêtable.

Jusque là, rien d’insurmontable pour une personne normalement constituée… Mais tout cela, c’est sans compter sur les passagers du vol Paris-Vancouver qui s’y mettent pour pourrir son travail : le groupe alcoolisé qui a déjà bu avant de monter dans l’appareil, l’enfant roi qui fait autant le malheur de ses parents que des autres passagers ou du personnel navigant, le pervers qui ne pense qu’à tripoter les hôtesses… Et là, la coupe est pleine.

Nicolas Robin s’amuse, et nous avec lui, avec Bérengère et tout ce qu’il lui fait subir tout au long de son récit. Bérengère a la scoumoune, soit. Mais c’est pour notre plus grand plaisir. A ce titre, qu’elle soit, et Nicolas Robin avec elle, dûment remerciée.

Mais on ne fait pas que s’amuser avec Nicolas Robin et Bérengère. En tout état de cause, on ne le fait pas, totalement, à leur dépend. Parce que malgré toutes les péripéties qui jalonnent le vol de Bérengère vers Vancouver, tout d’abord on s’attache à elle et ensuite on se prend à espérer que tout cela ne soit qu’un mauvais rêve pour elle, de ceux dont on se réveille sans aucun souvenir.

Des souvenirs, elle en aura pourtant mais ils n’éclipseront pas tout ce qu’elle aura gagné dans cette histoire. Plus d’assurance, plus d’expérience, plus d’amour et d’empathie. Ce qui ne tue pas rend plus fort, c’est vous dire à quel point Bérengère sortira renforcée par tout ce qui lui arrive. Alors toute cette histoire a beau être un pur divertissement, elle n’en reste pas moins une sérieuse leçon de vie et de courage.

Parce qu’au-delà des incessantes contrariétés qui frappent Bérengère, ce qui ne tue pas, rend plus fort. Bérengère, même au plus fort de la tempête, n’abandonne jamais tout espoir. Son positivisme est d’une part une source d’inspiration pour ses collègues et d’autre part ce qui provoque sa future bonne fortune.

Alors même si ce roman est une leçon de vie, il n’en reste pas moins un pur divertissement…